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De la misère humaine
en milieu publicitaire, comment le monde se meurt de notre
mode de vie
Groupe Marcuse
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Le mouvement anti-pub est-il soluble dans les
médias ? Oui, à condition d'en
restreindre la portée et d'en
détourner le sens. C'est bien la
façon dont les médias ont
aseptisé cette contestaion jusqu'à la
rendre inoffensive. Présentée comme
une rebellion juvénile contre les
excès de la publicité (sexisme,
dégradation des paysages, etc.), elle a
donné l'occasion aux professionnels du
décérébrage de nous promettre
plus d'autodiscipline et d'éthique dans leur
activité
bref, de ne surtout rien
changer. Car pour les antipubs, il ne s'agissait
pas tant de contester de prétendus
excès que de critiquer radicalement le
consumérisme, ce mode de vie
conditionné par le harcélement
publicitaire pour écouler la production
industrielle. Dans cet ouvrage simple, sans pour
autant céder au simplisme, le Groupe Marcuse
mobilise avec beaucoup de pédagogie
connaissances historiques, sociologiques,
psychologiques, philosophiques et
économiques. Un travail interdisciplinaire
extrêment fécond qui fait ressortir le
caractère global des nuisances publicitaires
et ses liens avec la prédation
capitaliste.
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On y apprend ainsi comment la propagande
marchande entretient massivement notre frustration
en nous faisant vivre au-delà de nos besoins
mais toujours en-deçà de nos
désirs, par quels mécanismes elle
réduit notre horizon à la
consommation permanente, mais aussi comment elle
met en danger la démocratie, la
liberté d'information, notre santé et
notre environnement. La démonstration est
implacable. On regrettera cependant l'abus de
raccourcis très publicitaires : " philosoft
", " Pieds-Nike-Laids " et autres mots d'esprits
parsèment un ouvrage qui hésite
constamment entre dénonciation
pamphlétaire et analyse rigoureuse.
L'exposition de la vérité suffit
pourtant à accuser le réel d'une
manière bien plus radicale que tous les
effets de manches. Mais les éditeurs sont
devenus friands de ces formats courts et incisifs
qui attirent les acheteurs. Une concession au
marketting que même les plus contestaires
doivent subir s'ils veulent être entendus
au-delà des cercles militants
au
risque de compromettre le sérieux de leur
démarche en prêtant le flanc aux
accusations de facilité. L'équilibre
est délicat et le Groupe Marcuse s'en sort,
en définitive, plutôt très
bien.
De la misère humaine en milieu
publicitaire, comment le monde se meurt de notre
mode de vie, Groupe Marcuse, éditions La
Découverte, septembre 2004, 139 pages, 7,50
euros.
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T.A.Z, Zone Autonome
Temporaire
Hakim Bey
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La TAZ (Temporary Autonomous Zone), ou Zone
Autonome Temporaire, ne se définit pas. Des
"Utopies pirates" du XVIIIe au réseau
planétaire du XXIe siècle, elle se
manifeste à qui sait la voir,
"apparaissant-disparaissant" pour mieux
échapper aux Arpenteurs de l'Etat. Elle
occupe provisoirement un territoire, dans l'espace,
le temps ou l'imaginaire, et se dissout dès
lors qu'il est répertorié. La TAZ
fuit les TAZs affichées, les espaces
"concédés" à la liberté
: elle prend d'assaut, et retourne à
l'invisible. Elle est une "insurrection" hors le
Temps et l'Histoire, une tactique de la
disparition.
Le terme s'est répandu dans les milieux
internationaux de la "cyber-culture", au point de
passer dans le langage courant, avec son lot
obligé de méprises et de
contresens.
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La TAZ ne peut exister qu'en préservant
un certain anonymat ; comme son auteur, Hakim Bey,
dont les articles "apparaissent" ici et là,
libres de droits, sous forme de livre ou sur le
Net, mouvants, contradictoires, mais pointant
toujours quelques routes pour les caravanes de la
pensée. Un ouvrage incontournable pour ceux
qui veulent comprendre quelque chose aux nouvelles
formes de contestations radicales.
T.A.Z, Zone Autonome Temporaire, Hakim Bey,
éditions de l'Eclat, mai 1997. Librement
téléchargeable sur http://www.lyber-eclat.net/lyber/taz.html
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Le
ministère de la peur
Sylvie Tissot et Pierre Tévanian
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Selon médias, politiques et autres
sociologues, nous sommes cernés par la
violence. Soit. Mais encore faut-il savoir de
quelle violence on parle, et de quelle autre on ne
parle pas. Malgré la multiplication des
discours alarmistes, l'idée répandue
d'une recrudescence de la violence est en effet
loin d'être démontrée. Tout
dépend des indicateurs. Aux chiffres, aux
sondages, on peut toujours faire dire ce que l'on
veut entendre ou faire entendre à des fins
réactionnaires. Le vocabulaire
utilisé est révélateur des
manuvres opérées. On parlera
tantôt de bavure pour qualifier un homicide,
tantôt on appellera premier stade de la
violence toute réunion de sauvageons dans
une cage d'escalier. Quant aux banlieues,
assimilées à des ghettos, il serait
temps selon d'éminents spécialistes
d'en amorcer rien moins que la reconquête
territoriale. Voilà comment on entretient un
fantasme, et comment un gouvernement de gauche se
réconcilie avec certaines idées
extrémistes qu'il aurait
désavouées il y a quelques
années.
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L'insécurité ne règne
pourtant pas forcément où on nous la
montre. Les commissariats, les centres de
rétention et les entreprises sont autant de
zones de non-droit, où se multiplient
agressions - morales ou physiques - et
délits quotidiens que la justice passe sous
silence de manière inadmissible. "Un patron
qui cause la mort d'un de ses employés par
négligence est moins sanctionné qu'un
voleur d'autoradio", résume un inspecteur du
travail. Documents officiels et citations à
l'appui, Sylvie Tissot et Pierre Tévanian
rétablissent l'équilibre entre le
bourrage de crâne et le non-dit.
Le Ministère de la Peur, P.Tévanian
et S.Tissot, éditions Dagorno, collection
L'esprit frappeur, 2004, 8 euros.
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Et pourtant, ils en ont essuyé des
tempêtes ! De la fin XIX ème
siècle aux lendemains de la Seconde Guerre
mondiale, les anarchistes ont été de
tous les combats, de toutes les luttes sociales, de
toutes les principales révolutions. Toujours
avec ce même espoir d'abolir
définitivement les pouvoirs de toutes
sortes. Souvent dans le drame, la douleur et le
sang.
Mais les anarchistes ont la vie dure. La preuve,
au XXI ème siècle, !es " anars " sont
encore debout. Certes, leurs organisations n'ont
peut-être plus la vigueur d'antan. Mais leurs
idées voyagent dans toute la
société contemporaine. Et si l'on
ausculte les mouvements contestataires de notre
époque, on y décéle toujours
une bonne dose d'anarchisme.
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Qu'il s'agisse de la protestation des
chômeurs, des manifestations contre la
mondialisation à Nice ou à Seattle,
de la marche des zapatistes, des diatribes d'un
José Bové ou d'un chant rebelle des
Noir Désir..., l'esprit libertaire est
là.
Comme le nom de sa collection l'indique, ce livre
ne vise que l'essentiel. II n'était pas
possible en moins de 64 pages de répertorier
toutes les expériences anarchistes
internationales, le nom de tous les personnages
emblématiques ni d'approfondir certaines
valeurs ou nuances idéologiques. Cet ouvrage
veut surtout livrer tous les éléments
de base qui permettront de mieux comprendre la
place actuelle et future de l'anarchisme dans une
société en quête de politiques
alternatives.
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Le
socialisme dans le Cher
Claude Pennetier
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La tradition politique de gauche n'a
cessé de s'affirmer dans le Cher. En
historien, Claude Pennetier part à la
recherche des origines de cette orientation.
L'ouvrage retrace soixante-dix ans d'histoire du
mouvement ouvrier et socialiste : des
sociétés secrètes de 1851 "
Les Mariannes ", aux conséquences du
Congrès de Tours (décembre1920), en
passant par l'écho de la Commune de Paris,
les grandes grèves des bûcherons
(1891-1892), la constitution par Edouard Vaillant
d'un mouvement socialiste organisé et la
lutte contre l'Union Sacrée pendant la
première Guerre mondiale.
A travers l'histoire particulière d'un
département français, l'auteur
contribue à la compréhension de la
scission de Tours qui a vu se séparer
socialistes et communistes.
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Editions Delayance / Maison des Sciences de
l'Homme, 1982. 306 p.
Claude Pennetier a soutenu une
thèse de 3ème cycle sur Le socialisme
dans les départements ruraux français
: l'exemple du Cher. Prenant la succession de Jean
Maitron, il est le directeur du Dictionnaire
biographique du mouvement ouvrier. Il était
présent à Bourges pour animer une
conférence à l'occasion de la
fête du 1er mai du mouvement social, en
2002.
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Histoire du
négationnisme en France
Valérie Igounet
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A la suite de Maurice Bardèche, Paul
Rassinier, Robert Faurisson, des hommes, remettant
en cause l'authenticité de la Shoah, se sont
prévalus du terme de " révisionnistes
". Les historiens leur ont opposé - leur
travail étant révisionniste par
définition - le mot " négationnistes
".
Cette histoire est l'histoire d'un
délire, mais, comme tout délire,
bâti sur une démarche rationnelle.
Cependant, derrière cette apparente folie
interprétative, un des buts politiques ne
tarde pas à se révéler : il
s'agit, en France comme dans les autres pays
où le négationnisme s'est
répandu, de nier les fondements historiques
de l'Etat israélien.
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Cet ouvrage retrace avec minutie la
genèse d'une idéologie et ses
variations dans le temps et dans l'espace. La
soutenance d'une thèse d'histoire par
l'auteur en est l'origine.
Editions du Seuil, 2000, 692 p.
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Le train des
fous
Pierre Durand
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Le Train des fous est le récit d'un drame
généralement ignoré, parce que
tu. I1 s'agit de l'abandon à la mort
d'êtres humains : 10 000 de plus que n'en
condamnait la mortalité ordinaire dans les
hôpitaux psychiatriques, pendant la seconde
guerre mondiale. Le Train des fous est un roman. II
est cependant bâti sur des faits réels
et résulte d'une longue enquête dans
le plus grand des établissements
psychiatriques : celui de Clermont-de-l'Oise. "
Laissez-les mourir " aurait pu être le mot
d'ordre du gouvernement de collaboration d'alors.
Comment cela fut-il possible ? Et pour quelles
raisons ? C'est ce à quoi s'attachent Pierre
Durand bien sûr et aussi les textes qui
entourent le roman: ceux de Patrick Tort, de Lucien
Bonnafé et d'Armand Ajzenberg.
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Quand en 1988 paraît Le Train des fous, un
éminent historien nie la
responsabilité de Vichy dans ce drame. Il
avance pour l'expliquer, l'argument du contexte
historique. I1 lui aura fallu cependant, pour
rendre crédible son argumentation,
éliminer des faits : d'abord les
réticences vichystes à donner aux
malades mentaux des suppléments alimentaires
(représentant 1,25 calorie - moins d'un
gramme de pain - par Français et par jour),
suppléments qu'il accordait aux malades des
hôpitaux généraux. Ensuite il
lui faudra éliminer les idéologies
qui feront que les élites vichystes de 1940
à 1945, aient pu, sans décrets
exterminatoires, choisir la façon la plus "
économique " (l'expression est d'Alexis
Carrel) de traiter les fous : par la faim et le
froid. Une telle manière de fabriquer
l'histoire conduirait, si on l'acceptait, à
ce qu'entrent dans celle du temps présent,
comme " morts sans intérêt ", ceux qui
pendant la seconde guerre étaient " des
malades sans intérêt ".
Editions Syllepse. Mars 2001. 194 p. 13,72 €
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De la
Religion,
Dieu est-il immoral ?
Mark Twain
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Mark Twain, journaliste, romancier et humoriste
américain s'est aussi illustré comme
pamphlétaire. La satire qu'il nous livre ici
est d'ailleurs d'une virulence telle qu'il en avait
interdit la publication pour les quatre
siècles à venir.
L'auteur s'en prend violemment à Dieu en
démontant habilement les fondements
même du christianisme. Il y fustige les
incohérences de la Bible, les massacres
commis au nom du Christ et s'élève
notamment contre la notion du péché
originel.
Pourtant, Mark Twain est un croyant convaincu et
c'est sa connaisance approfondie de la Bible qui
donne toute la profondeur à son propos.
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Il élabore ainsi la critique " objective
d'une religion pleine de paradoxes." Il conclut par
l'immortalité de Dieu, précisant que
"nous le considérons comme la source de la
morale, alors que Son histoire et Son comportement
quotidien démontrent qu'il est
complètement dénué de morale."
Le concept de Dieu est attaqué avec une
violence égale à la colère de
l'auteur.
Malgré quelques contradictions, ce texte,
clair et incisif, est toujours d'actualité.
En 1906, Mark Twain constatait déjà
qu'"en matière de religion L'Histoire le
montre, nous progressons à reculons et pas
autrement."
Editions l'Esprit Frappeur, 63 pages 1,52
euros
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Les Prisons de la
misère
Loïc Wacquant
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«Dénonciation des "violences
urbaines", quadrillage intensifiée des
quartiers dits sensibles, répression accrue
de la délinquance des jeunes et
harcèlement des sans-abri, couvre-feu et
"tolérance zéro", gonflement continu
de la population carcérale, surveillance
punitive des allocataires d'aides: partout en
Europe se fait sentir la tentation de s'appuyer sur
les institutions policières et
pénitentiaires pour juguler les
désordres engendrés par le
chômage de masse, l'imposition du salariat
précaire et le rétrécissement
de la protection sociale. Cet ouvrage retrace les
voies par lesquelles ce nouveau "sens commun"
punitif, élaboré en Amérique
par un réseau de thinks tanks
néo-conservateurs, s'est
internationalisé, à l'instar de
l'idéologie économique
néo-libérale dont il est la
traduction en matière de "justice".
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Le basculement de l'Etat-providence à
l'Etat-pénitentiaire annonce
l'avénement d'un nouveau gouvernement de la
misère maniant la main invisible du
marché du travail déqualifié
et dérégulé au poing de fer
d'un appareil pénal intrusif et
omniprésent. Les Etats-Unis ont clairement
opté pour la criminalisation de la
misère comme complément de la
généralisation de
l'insécurité salariale et sociale.
L'Europe est aujourd'hui confrontée à
une alternative historique entre la
pénalisation de la pauvreté et la
création d'un Etat social continental digne
de ce nom.»
Éditions Raisons dAgir 6 euros
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Pour en
finir avec la prison
Alain Brossat
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La question est donc posée :
létat dexception permanent qui
se constate dans les prisons françaises
est-il lié à des effets de
conjoncture ou à des « pesanteurs
» diverses(manque de moyens, routines,
négligences
) ou bien sagit-il
dun état institué des choses,
destiné à reproduire des effets
politiques ou idéologiques
réglés ? En dautres termes,
quelles sont les limites dune approche
humanitaire des prisons qui en envisage
létat toujours sous langle de la
souffrance des détenus et e la
réforme salvatrice perpétuellement
reportée au lendemain et jamais sous celui
de la violence de létat ?
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Il apparaît plus nécessaire que
jamais de tenter de reconstituer un espace critique
autour de la question de la prison en France -de
repolitiser la question- ce qui dans le
passé, a toujours été la
condition première pour que les pouvoirs
publics prennent en compte ce qui, dans
lordre pénitentiaire, fait
interminablement scandale. Cest à
réactualiser les questions telles que «
à quoi servent les prisons ? »
(posée déjà par Michel
Foucault il y a trente ans) ou « Comment
décarcériser nos
sociétés ? » que veut contribuer
cet essai. Tant il est vrai que létat
dexception permanent dans lequel persistent
nos prisons en dit long sur ce qui fait
règle dans nos sociétés.
La Fabrique 112 pages 12 euros
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Les origines du
totalitarisme
Hannah Arendt
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La collection Quarto Gallimard a pris
l'excellente initiative de regrouper en un seul
volume les trois parties des Origines du
totalitarisme avec Eichmann à
Jérusalem.
C'est surtout à ses deux premières
parties (L'antisémitisme et
L'impérialisme) que Les origines du
totalitarisme doit son titre. Dans
L'antisémitisme, Hannah Arendt analyse les
causes de l'idéologie antisémite
à la fin du XIXe siècle et consacre
notamment un long et passionnant chapitre à
l'affaire Dreyfus en France. Dans sa
deuxième partie, L'impérialisme, elle
éclaire de façon très
pertinente ce que les deux régimes
totalitaires européens, le nazisme et le
stalinisme, doivent aux impérialismes
continentaux, pangermanique et panslave
respectivement.
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Quant au Totalitarisme, la troisième
partie, il s'agit avant tout d'une analyse du
fonctionnement des systèmes totalitaires et
une explication de ce qui les différencie de
régimes plus traditionnellement autoritaires
(comme le fascisme par exemple).
Le Totalitarisme débouche sur le concept de
" mal radical ", concept qu'Hannah Arendt sera
amenée à nuancer par celui de "
banalité du mal " après qu'elle ait
couvert le procès d'Eichmann à
Jérusalem pour une revue américaine.
Elle découvre en effet en Eichmann un
fonctionnaire dévoué à sa
hiérarchie et à son plan de
carrière, qui ne se pose guère de
questions sur les conséquences de ses actes
tout simplement par manque d'imagination. Eichmann
à Jérusalem suscitera
énormément de polémiques
à sa sortie en raison de la
responsabilité qu'Hannah Arendt attribue aux
Conseils Juifs dans la Shoah.
Gallimard, 1.618 pages, 32 illustrations, 30
euros)
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Le code
noir
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En 1685, l'année même où il
abrogeait l'édit de Nantes, Louis XIV
édictait une réglementation de la
pratique de l'esclavage dans les possessions
françaises, connue sous le nom de Code
noir.
Élaboré par les services de
Colbert, le texte, dans sa froideur et sa
précision toutes administratives, jette une
lumière crue et terrible à trois
siècles de distance sur la condition des
Noirs asservis dans les colonies de la France de
l'époque. Malgré son horreur
implicite, il constitue néanmoins une
première tentative pour réglementer
le pouvoir des maîtres sur leurs
esclaves.
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À ce double titre, le Code noir est un
document capital en cette année de
célébration de l'abolition de
l'esclavage, dans le cadre d'une réflexion
sur la responsabilité de la France dans
cette tragédie historique qu'a
été la traite des Noirs.
Le Code noir de 1685 est accompagné de sa
version modifiée en 1724.
L'esprit frappeur 1,52 €
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Modernité
et Holocauste
Zygmunt Bauman
Traduit de l'anglais par Paule Guivarch
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Récusant deux lieus communs de l'approche
du judéocide -la notion d'une
tragédie interne à l'histoire juive
ou n'affectant que la vie juive et celle d'un
accident de parcours de la civilisation occidentale
-Modernité et Holocauste analyse la «
rencontre unique » entre des facteurs
généraux, courants et, pour tout
dire, « normaux » de la modernité
et une forme de criminalité sans
précédent dans l'histoire de
l'Occident. Loin de constituer une aberration
inexplicable dans le cours de l'évolution
sociale, économique, culturelle et
politique, le génocide entretient
d'étroites affinités entre les traits
dominants du processus civilisateur en Europe
occidentale. Cet essai étudie avec une
attention toute particulière la façon
dont la perpétration du génocide
industriel calque ses procédures et ses
dispositifs sur les schèmes de l'action
rationnelle dans les états
développés -dans les domaines
administratif et économique notamment.
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Analysant l'holocauste comme un « test de
modernité », Auschwitz comme une «
extension du système industriel moderne
», les criminels nazis comme des
personnalités ordinaires saisies par la
dynamique et le dispositif général de
l'extermination, ce livre travaille à
installer -quoi qu'il doive en coûter aux
amateurs contemporains de souffrance narcissique-
le génocide au cur et non en marge du
processus de modernisation. Nul doute qu'il soit
appelé à susciter en France, comme
dans tous les pays où il a été
publié, une ample discussion.
La fabrique 14,5 €
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LOrdre moins
le pouvoir
Histoire & actualité de
lanarchisme
Normand Baillargeon
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Militant anarchiste, Normand Baillargeon
enseigne les fondements de léducation
et la muséologie à
luniversité du Québec à
Montréal.
« Affirmez que vous êtes anarchiste
et presque immanquablement on vous assimilera
à un nihiliste, à un partisan du
chaos voire à un terroriste. Or, il faut
bien le dire : rien nest plus faux que ce
contre-sens qui résulte de décennies
de confusion savamment entretenue autour de
lidée danarchisme. En
première approximation, disons que
lanarchisme est une théorie politique
au coeur vibrant de laquelle loge
lidée dantiautoritarisme,
cest-à-dire le refus conscient et
raisonné de toute forme illégitime
dautorité et de pouvoir.
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Une vieille dame ayant combattu lors de la
Guerre dEspagne disait le plus simplement du
monde : Je suis anarchiste : cest que
je naime ni recevoir, ni donner des
ordres. On le devine : cette idée est
impardonnable, cet idéal inadmissible pour
tous les pouvoirs. On ne la donc ni
pardonné ni admis. »
Agone 9,50 €
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Hommage à la
Catalogne
George Orwell
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La guerre d'Espagne à laquelle Orwell
participa en 1937 marque un point décisif de
la trajectoire du grand écrivain anglais.
Engagé dans les milices du Parti Ouvrier
d'Unification Marxiste (POUM), le futur auteur de
1984 connaît la Catalogne au moment où
le souffle révolutionnaire abolit toutes les
barrières de classe. La mise hors la loi du
POUM par les communistes lui fait prendre en
horreur le "jeu politique" des méthodes
staliniennes qui exigeait le sacrifice de l'honneur
au souci de l'efficacité. Son
témoignage au travers de pages parfois
lyriques et toujours bouleversantes a l'accent
même de la vérité. À la
fois reportage et réflexion, ce livre reste,
aujourd'hui comme hier, un véritable
bréviaire de liberté.
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Traduit de l'anglais par Yvonne Davet
(10/18, 7.17 €)
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Les nouveaux chiens
de garde
Serge Halimi
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Bas les masques ! En une centaine de pages,
Serge Halimi, journaliste au Monde diplomatique,
nous livre un brûlot décapant sur les
pratiques dune trentaine de journalistes de "
connivence " et de " révérence " qui
survivent à toutes les alternances
politiques et industrielles. Sorte de nomenklatura
médiatique qui se veut le gotha de la
profession, ils ne sont - citations à
lappui dont l'énoncé suffit
à la démonstration - que les
haut-parleurs, les " nouveaux chiens de garde " du
système dominant : " le marché ".
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Les nouveaux chiens de garde. Serge Halimi.
Edition Liber. 30 F.
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Stop quelle
violence ?
Sylvie Tissot et Pierre Tévanian
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Nous sommes cernés par la violence. Soit.
Encore faut-il savoir de quelle violence on
parle.
En analysant la dérive sécuritaire
de la nouvelle gauche et les mécanismes de
manipulation de l'opinion, Sylvie Tissot et Pierre
Tévanian posent la vraie question : à
qui profite vraiment le sentiment
d'insécurité ? À l'ensemble de
la population, ou bien à quelques
«experts» médiatiques et hommes
politiques dont on s'aperçoit qu'ils ont des
intérêts financiers dans des
entreprises de sécurité ?
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La violence se trouve ailleurs que dans les
cages d'escaliers des HLM de banlieue. Elle est
dans les tribunaux qui sanctionnent moins un patron
causant la mort d'un de ses employés par
négligence qu'un voleur d'autoradio.
Elle est dans les crimes policiers que l'on appelle
«bavures» et dans les centres de
rétention où l'on parque les
immigrants. Elle est dans la pauvreté que
ces dirigeants «tout-sécuritaires»
imposent à ceux qu'ils condamnent
ensuite.
L'esprit frappeur 1,52 €
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Vos papiers
!
Syndicat de la magistrature
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Des policiers déguisés en cochons
manifestant devant le ministère de la
Justice, une plainte pour injure et diffamation
envers la police déposée par le
ministre de l'Intérieur: ce sont les
incroyables réactions suscitées par
la première édition de ce livre qui
expose les règles régissant les
contrôles d'identité mais
également les fouilles, palpations et autres
privations de liberté auxquelles peuvent
mener les contrôles d'identité.
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Conçu comme un guide, d'autant plus utile
après le vote de la loi qui autorise
désormais les vigiles à
procéder à des fouilles, et les
policiers et gendarmes à " visiter " tous
les véhicules, ce texte s'adresse à
tous ceux qui un jour peuvent s'entendre dire: "Vos
papiers! "
L'esprit frappeur 2 €
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Dictionnaire
de la lepénisation des esprits
Pierre Tévanian-Sylvie Tissot.
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Lors de sa première parution, en
décembre 1998, ce livre annonçait ce
que peu de gens voulaient entendre, et qui s'est
pourtant confirmé le 21 avril 2002:
l'extrême droite n'a pas fini de percer, car
tout le monde fait campagne pour elle. En effet, en
accusant les immigrés ou leurs enfants de
tous les maux, les plus hautes autorités
politiques, médiatiques et intellectuels, de
droite mais aussi de gauche, apportent aux
thèses lepénistes le semblant de
légitimité qui leur manque pour
s'imposer. De A comme Afrique à Z comme
immigation Zéro, en passant par B comme
Banlieue ou I comme Islam, ce dictionnaire
révèle, citations à l'appui,
l'existence d'un vrai consensus, qui se traduit au
quotidien par des lois et des pratiques
administratives discriminatoires. Mais il s'agit
aussi et surtout d'un livre de combat, qui
réfute point par point ce "racisme
ordinaire".
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Nouvelle édition revue, corrigée
et actualisée. L'esprit frappeur 5 €
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Le monde n'est pas une marchandise
des paysans contre la malbouffe
José Bové
François Dufour
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Et si le monde paysan ,
réputé archaïque et
conservateur,commençait à incarner la
vraie modernité?
Telle est bien la question qu'a posée
l'extraordinaire écho rencontré
depuis l'été 1999 par l'action
symbolique du "démontage" du Mac Donald's de
Millau : cette initiative de la
Confédération paysanne visait
à dénoncer la "malbouffe"produite par
l'agriculture industrielle et la mondialisation
incontrolée.
Mais elle était aussi porteuse d'une
alternative celle d'une "agriculture paysanne"
proche des préoccupations des
consommateurs.
C'est cet espoir qu'incarne aux yeux des
médias José
Bové,éleveur de brebis du Larzac,
incarcéré à la suite de
l'action de Millau et libéré à
l'issue d'une étonnante campagne de
mobilisation à l'échelle
internationale.
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Pour autant, il est loin d'être le seul
dans son combat.Avec François Dufour, porte
parole de la Confédération paysanne,
il s'en explique dans ce livre-
évènement.
Revenant sur l'été 1999, ils
racontent,de façon très vivante,
comment ces actions s'inscrivent dans le mouvement
engagé depuis plus de vingt ans par un
nombre croissant d'agriculteurs : ceux qui ont
rompu avec le productivisme à outrance
prôné par l'Union européenne,
qui refusent la désertification des
campagnes et la surproduction de viandes, de fruits
et de légumes sans goût ou
immangeables.
Surtout, ils explorent les voies de l'avenir :
produire mieux et autrement; créer de
nouveaux emplois paysans; préserver
l'environnement et les ressources naturelles. Et
les moyens d'y parvenir : par l'alliance
paysans-consommateurs-écologistes,
déjà mobilisés contre les
organismes génétiquement
modifiés : et par la prise de conscience
internationale,dont les ONG du monde entier - au
premier rang desquelles la
Confédération paysanne - ont
donné un coup d'envoi spectaculaire à
Seattle, lors du sommet de l'Organisation mondiale
du commerce.
Editions La Découverte 228 p, 14,50
€
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Le Medef, un projet de
société
Voltairine de Cleyre
Thierry Renard
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La "refondation sociale" du Medef fait couler
beaucoup dencre. Et pourtant, peu de choses
ont été dites sur la nouvelle
pensée politique du patronat.
Du Pare aux retraites, en passant par de nombreux
"chantiers", les négociations ont
été chroniquées comme de
véritables feuilletons. Mais qui se penche
aujourdhui sur la réflexion
idéologique du patronat ? Qui a
étudié les implications de cette
nouvelle "morale du risque" quil appelle de
ses vux ? Qui connaît ses
modèles : le président mexicain
Vicente Fox ou le président du Conseil
italien Silvio Berlusconi ?Cest à
cette analyse inédite que se sont
livrés les deux auteurs de ce pamphlet qui
décrypte des écrits relativement peu
diffusés des dirigeants patronaux.
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Pas de doute :
derrière la "refondation sociale" voulue par le
Medef, sinscrit bel et bien un projet de
société extrêmement travaillé,
assumé et cohérent. Un projet qui prend
lallure dune véritable machine de guerre
contre toute forme de solidarité collective.
Syllepse 8 €
Le
groupe des Dix, un modèle syndical alternatif?
Jean-Michel
Denis
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L'émergence, depuis les années
quatre-vingt, de nouvelles organisations syndicales
en marge des appareils
confédérés a
généré une nouvelle dynamique
du syndicalisme autonome. L'Union syndicale -
Groupe des Dix - à côté de
l'Union des syndicats autonomes (UNSA), se donne
pour objectif de rassembler ces syndicats sous une
forme alternative au modèle
confédéral.Cet ouvrage a pour
ambition de dégager le sens et les causes de
ces nouveaux regroupements. Car, si les syndicats
autonomes cherchent par leur alliance à
donner une dimension interprofessionnelle à
leur pratique, il semble qu'ils soient aussi
forcés de s'unir afin de faire face à
des contraintes externes de nature
socio-économiques et juridiques.
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S'appuyant sur une longue enquête de terrain,
cette étude analyse l'organisation du Groupe des Dix,
son histoire, sa structure et ses revendications, mais aussi
ce mouvement plus large de déplacement du
syndicalisme autonome vers ce qui constitue peut-être,
une troisième voie entre autonomie classique et
modèle confédéral traditionnel.
Différentes annexes complètent cette
étude : les fiches d'identité des syndicats
membres, la liste des sigles syndicaux et des associations,
l'évolution de la composition du Groupe des Dix,
l'état de constitution des syndicats Sud ainsi que
des orientations bibliographiques.
2001, La Documentation française 248
pages, 16x24 cm 24,00 €
LAcharnement
Fédération
Sud-Ptt (coordination)
Gilles Perrault, Annick Coupé, Jean-Louis Brochen,
Jacques Gaillot, Roger Rouquette, Ligue des droits de
l'Homme
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Stupéfaction, le 1er décembre
1989, au centre de tri postal de Lille Lezennes :
le directeur régional de la Poste annonce
qu'il demande la révocation de sept
syndicalistes et qu'il dépose plainte pour
"séquestration". Dans le collimateur : un
nouveau syndicat, SUD-PTT ! Pour la première
fois depuis 1953 dans la fonction publique, une
demande de révocation est utilisée
pour sanctionner des syndicalistes dans un conflit
du travail. Le nom du ministre des PTT de cette
époque ? Paul Quilès, un socialiste !
Il couvrira la hiérarchie et signera les
décisions de sanctions. On est loin de
"Quilès tendresse", le slogan choisi par
lui, lors de la campagne pour les élections
municipales de 1983 à Paris...
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La Ligue des
droits de l'homme, considérant que les faits ne sont
pas établis clairement, constitue une commission
d'enquête. En conclusion de son enquête, cette
commission demandera "l'arrêt de la procédure
disciplinaire et le retrait de la plainte pénale".
Paul Quilès, lui, persiste et signe. Il faudra, pour
qu'il recule, deux années de mobilisation,
l'engagement national de la Ligue des Droits de l'Homme et
de nombreuses personnalités au premier rang
desquelles Monseigneur Gaillot, l'Amiral Sanguinetti,
l'écrivain Gilles Perrault...
À l'acharnement que le ministre mettra à
maintenir des sanctions envers et contre tout,
répondra l'acharnement des syndicalistes, de ceux qui
les soutiennent à rétablir la
vérité et défendre le droit de
citoyenneté dans l'entreprise.
Mars 1993 SYLLEPSE Hors Collection 230 pages -
165x230 mm 15,24 €
Syndicalement
incorrect ! Sud-Ptt : une aventure collective
Annick
Coupé, Anne Marchand
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Ceux qui avaient été
catalogués de "moutons noirs" par Edmond
Maire à lautomne 1988 et
poussés hors de la Cfdt ont fait leur
chemin, rejoints par de nouveaux syndiqués
pour qui cest souvent la première
expérience syndicale. Ce livre restitue une
mémoire individuelle et collective, donne
des repères pour mieux comprendre le sens de
cette aventure collective, mais aussi ses limites
et ses contradictions. Il donne la parole à
différents observateurs qui ont pu
côtoyer Sud-Ptt à un moment ou
à un autre. Ce livre permet de mieux
comprendre ce qui fait courir les
sudistes
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Charles Piaget, figure emblématique de la
lutte des Lip en 1973, a accepté de préfacer
ce livre. Il jette ainsi un pont entre les combats
dhier et ceux daujourdhui,
réaffirmant aussi lurgence pour le syndicalisme
de reprendre loffensive.
Janv. 1999 SYLLEPSE Collection "Le
Présent Avenir" 256 pages - 165x230 mm 18,29 €
Un
Totalitarisme tranquille,La Démocratie
confisquée
André Bellon, Anne-Cécile
Robert
Préface : Henri Pena-Ruiz
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Face à lidéologie qui nous
entraîne petit à petit, au nom de la
modernité et de lEurope, dans l
après démocratie,
louvrage montre que les clés dun
renouveau de la démocratie sont à
portée de main.
Févr. 2001 Syllepse Collection "Arguments
et mouvements" 128 pages 6,86 €
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Alexandre Marius Jacob
Écrits nouvelle
édition augmentée
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Dans ce recueil d'écrits du cambrioleur
anarchiste Jacob, on trouvera le récit
détaillé qu'il rédigea de son
arrestation et les déclarations, combatives
et pleines d'esprit, qu'il fit à ses juges.
On y lira, comme un roman épistolaire, ses
lettres expédiées des bagnes de
Guyane, puis les courriers qu'il adressa à
ses amis après avoir survécu à
l'enfer carcéral. Étonnante
littérature où se dessine le portrait
d'un irréductible qui, malgré un
quart de siècle d'emprisonnement, n'a jamais
cessé de s'opposer à toutes les
formes de pouvoir.
848 p. 15 x 21 1 CD inclus
25 € L'insomniaque
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