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Ces responsabilités, il ne peut les assumer que dans les AG décisionnelles : les personnels grévistes, syndiqués ou non, prennent les décisions sur la lutte pour ce qui les concerne, et nentendent recevoir de consignes de personne. Ce mode de fonctionnement est déjà démocratique en soi : lAG et les décisions quelle prend son légitimes.
Bien évidemment, lAG na pas la prétention dimposer ses choix aux centrales syndicales. Les relations entre AG, syndicats et intersyndicale doivent permettre une cohérence des idées et une synergie des actions. Seule la rencontre au sein des AG des travailleurs en lutte, quel que soit leur secteur dactivité, permet de démultiplier et de coordonner les actions.
Certaines règles de fonctionnement qui nous semblent de première importance sont à rappeler :
Un gréviste = une voix. Il faut être réellement en grève pour participer. Un syndicaliste na pas plus de poids quun non syndiqué ;
Respect des formes démocratiques : présidence de séance élue et renouvelée fréquemment ; ordre du jour voté ; tours de paroles respectés ; discussion menée jusquà épuisement du thème ;
Une action doit être menée à son terme sans déroger à la décision collective. Les volontaires désignés pour telle ou telle action sont munis de mandats impératifs et précis.
La démocratie réelle est un combat de chaque instant. Une grande vigilance simpose face aux nombreuses perversions qui peuvent sinstaller, volontairement ou non : décisions ou textes élaborés en dehors de lAG, décisions prises à la claque, permanents autoproclamés, etc.